CLD Vallée-de-la-Gatineau
CLD Vallée-de-la-Gatineau



Une économie dynamique

S’il est une région qui fait preuve d’un dynamisme hors de l’ordinaire, dans l’ouest du Québec, c’est bien la Vallée de la Gatineau où la mise en valeur des potentiels forestiers et touristiques a fait l’objet d’une attention constante des intervenants économiques, depuis une décennie.

Située à peine à 60 km au nord de la région de la Capitale Nationale (Gatineau-Ottawa), la M.R.C. de la Vallée-de-la-Gatineau s’étend sur un vaste territoire de près de 13 600 km2, constitué d’une forêt riche et diversifiée parsemée de plus de 3 200 lacs et de dizaines de rivières.

La population de la Vallée de la Gatineau, environ 20 000 habitants, est issue de trois communautés culturelles qui évoluent en harmonie: française, algonquine et irlandaise. Les langues française et anglaise font donc partie du quotidien de la population.

Le territoire municipal regroupe 17 municipalités, dont Maniwaki est le principal centre d’activités (agglomération de 8 000 habitants), une réserve algonquine, Kitigan Zibi Anishinabeg, au sud de Maniwaki, et un village algonquin, Lac Barrière, établi au cœur de la réserve faunique La Vérendrye..

Forêt industrie

La Vallée de la Gatineau est l’une des plus jeunes régions du Québec. Elle doit d’abord son développement à la richesse et à la diversité de sa forêt où croissent plus d’une vingtaine d’essences d’arbres parmi les plus recherchées par l’industrie.

Pendant plus de 100 ans, à compter de la première moitié du 19e siècle, c’est essentiellement sur l’exploitation forestière qu’a reposé son économie, tandis que, parallèlement, s’y développait une agriculture de subsistance.

L’industrie forestière de transformation, pour sa part, n’a commencé à émerger qu’au cours des années ’50, un mouvement qui s’est particulièrement accéléré au cours des derniers dix ans.

Diversification touristique

Parallèlement à l’expansion de l’industrie forestière, l’industrie touristique a aussi été très active, ces dernières années, amorçant un mouvement de diversification sans pareil.

Pendant longtemps la région a presqu’essentiellement dû sa renommée à la qualité de la chasse et de la pêche qu’on pouvait y pratiquer. Depuis quelques années, elle se qualifie désormais comme une destination quatre saisons que fréquentent annuellement plus de 300 000 touristes et plus de 125 000 excursionnistes, provenant surtout de tout le nord-est du continent américain.

Les produits traditionnels que sont la chasse, la pêche et la villégiature, occupent toujours une place prépondérante dans l’offre touristique, mais plusieurs produits et services nouveaux ont vu le jour ou sont en émergence dans les domaines de l’éco-tourisme et des sports extrêmes, dans les activités de randonnée en nature, et en matière de culture et de patrimoine, notamment.

Agriculture

Même si elle a connu des jours meilleurs, l’agriculture continue par ailleurs de jouer un rôle important dans l’économie régionale.

Productrice de bovins de boucherie depuis longtemps, avec 150 producteurs actifs, la diversifie de plus en plus sa production, notamment du côté de l’acériculture, mais aussi dans des secteurs moins traditionnels, comme la production de canneberges et la transformation à valeur ajoutée.

Parce que ses terres ont été peu exploitées pendant des décennies et que les sols ont rarement fait l’objet d’engraissement chimique, la région se prête particulièrement au développement d’entreprises de production biologique.